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Livre : Palestine, plus d’un siècle de dépossession, Jean Pierre Bouché

Histoire abrégée de la colonisation, du nettoyage ethnique et de l’apartheid

COUVERTURE_DEPOSSESSION_JEAN-PIERRE-BOUCHE_palestine_un-siecle-de-depossession_SCRIBEST_livre_Pierre-Stambul_histoire-de-la-colonisation_israelCe livret montre que, depuis 120 ans, l’histoire d’Israël / Palestine se résume à une entreprise de colonisation de peuplement. Pour la réaliser, le colonisateur a, en toute impunité, spolié, expulsé et fragmenté la société palestinienne.

Un guide utile pour connaître la vérité

Pour comprendre la catastrophe actuelle en Palestine et parvenir à un avenir paci- fique et juste pour tous les habitants de ce qui est maintenant Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza, il faut comprendre l’histoire du mouvement sioniste et de son colonialisme de peuplement. Cette brochure est un guide utile et un point de départ pour quiconque veut connaître la vérité.

Ali Abunimah
Palestinien, Ali Abunimah a fondé et édite l’Electronic Intifada (Chicago). Il a publié One Country: A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse et The Battle for Justice in Palestine.

Comprendre l’essentiel du désastre

La richesse de ce livret réside dans les nombreuses citations et documents d’époque qui, alliés à une brève analyse historique, permettent au lecteur de comprendre l’essentiel du désastre causé en Palestine depuis près de deux siècles par les idéologies impérialiste et sioniste.

Céline Lebrun
Étudiante chercheuse de l’université Paris-Sorbonne, membre du mouvement BDS en France et en Égypte, Céline Lebrun a codirigé la rédaction du livre Israël, un État d’apartheid ?

Histoire, mémoire et dignité

La propagande sioniste fonctionne sur des idées simples : « Nous rentrons après 2000 ans d’exil » ; la Palestine était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » ; « En 1948, les Arabes sont partis d’eux-mêmes » ; « Après ce qu’ils ont subi, ils ont bien le droit à un pays »… Il est indispensable de raconter la vérité historique. C’est ce que fait ce livre, nombreux documents à l’appui.

Pierre Stambul
Coprésident de l’Union juive française pour la paix, Pierre Stambul a publié Israël-Palestine : du refus d’être complice à l’engagement et Le Sionisme en questions.

L’AUTEUR

BDS_COUVERTURE_DEPOSSESSION_JEAN-PIERRE-BOUCHE_palestine_un-siecle-de-depossession_SCRIBEST_livre_Pierre-Stambul_histoire-de-la-colonisation_israelJean-Pierre Bouché est né en 1945 et a fait carrière au CNRS. Militant des causes internationalistes, il est engagé pour la Palestine depuis la ré-invasion des villes palestiniennes en 2002 et actif au sein du mouvement BDS France (Boycott, Désinvestissements, Sanctions).
Il a coordonné la traduction française du livre de Ben White, Être palestinien en Israël (La Gullotine, 2015).

 

ISBN 979-10-92758-08-5
72 pages
13.5 x 19 cm
Coédition Scribest / Association Récit Présent
Dépôt légal : mai 2017


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Extraits

Israël, un Etat Juif et démocratique ? Un extrait du livre de Ben White : Être palestinien en Israël

Chapitre 1 – Juif et démocratique ? – Extrait pp. 27-29

Tous les citoyens israéliens savent qu’Israël a été et doit être l’État le plus antiraciste au monde1.

Shimon Peres, président d’Israël

Une analyse crédible du régime israélien… ne peut conclure qu’Israël est une démocratie2.

Oren Yiftachel, professeur, université Ben Gourion

Il est devenu banal d’entendre les dirigeants israéliens et les diplomates exiger que les Palestiniens “reconnaissent” Israël comme un État juif ou parfois « juif et démocratique ». Apparu dans le cadre des pourparlers de paix après Oslo, cela est relativement récent. En effet, avant 2000, la question du caractère supposément « juif et démocratique » d’Israël n’était pas souvent l’objet de compte-rendus ou de débats. à en croire les archives des journaux de la période 1970 à 1990, le souci de préserver Israël en tant qu’État « juif et démocratique » faisait principalement partie d’un débat sur le devenir des Territoires palestiniens occupés par Israël depuis 1967. Lire la suite « Israël, un Etat Juif et démocratique ? Un extrait du livre de Ben White : Être palestinien en Israël »

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Sortie du livre : Être palestinien en Israël – Ségrégation, discrimination et démocratie – Ben White

La Guillotine est heureuse de vous proposer sa deuxième publication. Après Europe-Israël : Une alliance contre-nature de David Cronin, traitant des relations ambivalentes entre l’Europe et Israël, cette fois il s’agit d’une investigation abordant un autre sujet peu éclairé. Alors que les Palestiniens en Israël s’imposent comme une composante incontournable de la réflexion politique et de l’action pour libérer la Palestine de l’apartheid et de la domination militaire sionistes, aucun livre en français n’expose systématiquement le régime de discrimination légalisée auquel ils sont soumis depuis la proclamation d’Israël. Or, le livre écrit par Ben White comble largement ce déficit d’information.
La découverte du premier ouvrage de La Guillotine a amené Jean-Pierre Bouché de la campagne BDS France (Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël jusqu’à ce qu’il respecte les droits fondamentaux du peuple palestinien) à me proposer la traduction de celui-ci. Cette publication est le résultat d’un dialogue permanent avec lui.

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Les éditions La Guillotine

Couverture Etre palestinien en Israël Ségrégation Discrimination et Démocratie de ben White

Ce livre traite d’une question clé ignorée par le “processus de paix” officiel et par les commentateurs les plus influents : celle de la minorité palestinienne à l’intérieur d’Israël. Malgré sa considérable population palestinienne en pleine croissance, ce pays se définit, non comme un État de ses citoyens, mais comme un État juif. White démontre que l’insistance à privilégier constamment un groupe ethnoreligieux sur un autre n’est pas compatible avec les valeurs démocratiques. à moins d’y remédier, cette politique ne peut que saper toute tentative de trouver une paix durable.Ce livre démolit de façon convaincante le mythe d’Israël “seule démocratie” du Moyen-Orient. Comme le montre Ben White, le traitement des Palestiniens en Israël est la preuve ultime qu’Israël est tout sauf démocratique.

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BEN WHITE est un journaliste dont les travaux ont été publiés dans The Guardian, The New Statesman, Al Jazeera et The Electronic Intifada. Il est l’auteur de Israeli Apartheid (Pluto Press, 2009).

Ce livre démolit de façon convaincante le mythe d’Israël “seule démocratie” du Moyen-Orient. Comme le montre Ben White, le traitement des Palestiniens en Israël est la preuve ultime qu’Israël est tout sauf démocratique.

llan Pappe, auteur de Le nettoyage ethnique de la Palestine

Une lecture essentielle pour comprendre pourquoi il ne peut y avoir de paix à moins que les citoyens palestiniens d’Israël obtiennent une complète égalité, ce qui leur est systématiquement refusé.

Ali Abunimah, cofondateur de The Electronic Intifada

Ben White offre une vision globale du problème de Palestine/Israël – puis va au-delà pour indiquer sa seule solution juste et porteuse d’espoir. Une contribution significative au discours politique si nécessaire aujourd’hui.

Ahdaf Soueif. Auteur de The Map of Love

Avec une précision chirurgicale et une abondance de recherches, White expose l’oxymore contenu dans la définition d’Israël comme État “ juif et démocratique” et présente un plaidoyer sans appel pour tenir Israël responsable du crime d’apartheid tel que l’ONU le définit.

Omar Barghouti, auteur de Boycott, Désinvestissement, Sanctions

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ISBN : 978-2-9543806-1-2

160 pages
13 x 20 cm
Prix : 10 €
Dépot légal : mai 2012
Edition La Guillotine

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http://www.bdsfrance.org/

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David Cronin, On parle de nous, Vidéos

Interview de David Cronin – L’Europe, Israël et le lobbying

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Si les américains ont eu droit au fabuleux travail de John Mearsheimer et Stephen Walt dans leur ouvrage intitulé « Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine », l’Europe n’a pas à rougir puisque le journaliste irlandais David Cronin nous livre un remarquable ouvrage sur les relations entre l’Union Européenne et Israël sous le titre « Europe Israël : Une alliance contre-nature », publié aux éditions La Guillotine.

David Cronin sait de quoi il parle puisqu’il a fréquenté durant sa carrière de journaliste énormément de hauts fonctionnaires et diplomates européens. Si l’UE nous rappelle sans cesse qu’elle est la plus grande donatrice de l’Autorité Palestinienne, elle est aussi le plus grand soutien à l’occupation israélienne. David Cronin, à travers ce livre, nous montre comment Israël – considéré comme le 51e Etat des Etats-Unis d’Amérique – tisse désormais des liens très étroits avec l’Union Européenne. L’enquête de M. Cronin nous démontre comment les partenariats concernant le domaine civil permettent aussi le développement du domaine militaire israélien, donc du massacre des palestiniens durant chaque conflit.

>>> ECOUTER OU LIRE L’INTERVIEW PAR LE CERCLE DES VOLONTAIRES

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Extraits

Les USA alliés d’Israël, et l’Europe ?

europe union europeenne israel david cronin usa etats unis la guillotine relations obama sarkozy crif hollandePar le passé, les gouvernements européens ont parfois dit des choses qu’Israël a pu juger désagréables. En 1980, par exemple, une déclaration des neuf pays qui composaient alors la CEE disait que les colonies israéliennes en Cisjordanie et à Gaza étaient illégales au regard du droit international. Ils ont même insisté en déclarant que des mesures unilatérales pour changer le statut de Jérusalem n’étaient pas acceptable et appelèrent à des négociations entre Israël et l’OLP.
Se dresser face à l’agression israélienne est une chose. Mais prendre une position de principe indépendante de l’influence américaine est une toute autre affaire, et c’est quelque chose que l’Union européenne n’a pas été en mesure de faire sérieusement depuis qu’elle est devenue un acteur important de la diplomatie internationale. Indépendamment de qui a occupé la Maison-Blanche, les États-Unis ont toujours fait tout ce qu’ils estimaient nécessaire pour affirmer leur suprématie au Moyen-Orient. La crise de Suez dans les années 1950 marque le début de cette hégémonie. Après l’attaque de l’Égypte par la Grande-Bretagne, la France et Israël en réponse à la nationalisation du canal, les USA ont déclenché une ruée sur la livre sterling. Les conséquences de cette action ont été si graves que la Grande-Bretagne est sortie d’Égypte, avec la France et Israël derrière elle. Washington n’allait plus rien tolérer dans la région sans sa permission.

 Nous tenons les Américains par les couilles !

Une anecdote circulant parmi les initiés de la politique étrangère de Bruxelles nous offre un indice sur la perception d’Israël dans les couloirs des institutions européennes.
Lors du premier mandat de Netanyahou comme Premier ministre dans les années 1990, un député espagnol a rappelé que les activités d’Israël dans les territoires occupés étaient tellement litigieuses que même le gouvernement de Clinton était mal à l’aise avec cette situation. Netanyahou aurait riposté de façon méprisante : « Vous, Européens, ne regardez que ce qu’il se passe au-dessus de la table. Si vous regardiez en dessous, vous verriez que nous tenons les Américains par les couilles. »
Prétendre qu’Israël manipulerait les États-Unis de cette élégante manière est un point de vue discutable. Même s’il ne manque pas de preuves quant à l’énorme poids du lobby pro-israélien sur Washington, les USA utilisent aussi cette alliance pour leurs propres intérêts coloniaux au Moyen-Orient. Malgré les nombreux cas de tensions entre les deux nations dans les premières décennies suivant 1948, Israël a été considéré comme un « État client » de plus en plus important dès la présidence de Richard Nixon au début des années 1970. Quand il est devenu clair que la guerre du Vietnam était perdue, Nixon a développé une nouvelle doctrine : les États-Unis devaient éviter la confrontation directe dans les pays du « tiers-monde » et s’appuyer plutôt sur des « laquais » comme Israël ou l’Iran (conduite par le Chah à l’époque).
Pendant la guerre froide, l’Ouest étaient engagé dans la lutte contre le nationalisme arabe et l’influence soviétique dans cette région. Pourtant à la chute du communisme, le Pentagone ne s’est pas détourné du Moyen-Orient. Bien au contraire ! L’historien palestinien Rashid Khalidi a fait remarquer que les néo-conservateurs s’étaient fixés un agenda pour établir une nouvelle forme d’hégémonie américaine sur la région en collaboration avec Israël. Programme clairement affiché dans un document de 1996 que Richard Perle – un personnage important du Pentagone et un ardent défenseur de la guerre en Irak – avait écrit pour Netanyahou. Préconisant un changement de régime à Bagdad, il insistait pour que les USA et Israël aient un objectif identique de « paix à travers la force », métaphore orwellienne pour ne pas utiliser le mot « guerre ».

europe israel david cronin alliance contre nature

Le rapprochement d’Israël vers l’Union européenne a été le fruit de la coopération dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme » que George W. Bush a déclarée suite aux atrocités du 11 septembre. Parce que les élans unilatéraux de Bush se sont révélés un facteur de division, il serait facile de penser qu’il y avait un désaccord transatlantique grave au cours de son premier mandat. En effet, avec Jacques Chirac et Gerhard Schröder contre la guerre en Irak, un débat surréaliste a eu lieu fin 2002. Les éditorialistes faisaient courir des histoires comme quoi des Américains en colère avaient rebaptisé leurs french fries en freedom fries ; boycottaient les vins de Bordeaux ; étaient révoltés de l’ingratitude envers les vaillants soldats américains venus mourir sur les plages de Normandie. Les conversations que j’ai eues avec des diplomates US de cette période ont été parmi les plus étranges de ma vie. Je me souviens d’un fonctionnaire dire sérieusement que les Français ne pouvaient pas s’opposer à la guerre parce qu’ils l’avaient soumis au tabagisme passif dans un café parisien le week-end précédent ! Je sais que la nicotine est nuisible, mais une agression militaire l’est-elle moins ?

David Cronin, Europe Israël : Une alliance contre-nature, chapitre 2, pp 47-49

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