Livres Antidote, Nos livres

Plus qu’hier et moins que demain – Contre le racisme, le colonialisme et la guerre

La Guillotine publie avec Antidote le dernier livre de Nadine Rosa-Rosso.

Nadine Rosa-Rosso a vécu toute l’histoire du mouvement maoïste en Belgique. Dans ce recueil de textes, couvrant une période de 20 ans, elle expose pour la première fois les divergences de fond qui ont mené à sa rupture avec le Parti du Travail de Belgique. Parce qu’il y a urgence. Il s’agit pour elle de donner la place centrale, au cœur même de l’impérialisme européen, à la lutte contre la guerre, le racisme et le colonialisme. Et de créer un tissu de convergences et d’unité entre les luttes de là-bas et d’ici. Ainsi, elle propose un véritable retournement des programmes et des pratiques de la gauche. Cette collection de textes n’est pas un récit académique, mais le témoignage d’une femme restée fidèle à ses convictions et surtout en lien permanent avec les damnés de la terre.

Puisse ce livre contribuer à un débat de fond essentiel.Nadine_Rosa-Rosso_Livre_antidote_plus-qu-hier-moins-que-demain_racisme_colonialisme_PTB_Belgique_guerre

Blog de Nadine Rosa-Rosso

Site de Antidote Publishers

248 pages
Mise en page par 1001 Cordes
ISBN : 9 782930 802176
10 €

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Livres Antidote

Fatima Kaddour : A travers mes souvenirs et mes larmes

Un livre de Fatima Kaddour

Coordinatrice éditoriale : Nadine Rosa-Rosso

Préface : Paul Delmotte, professeur retraité de l’IHECS

Conception graphique : Cédric Rutter / 1001 Cordes

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« Vous me parlez d’un terroriste, mais moi, je vous parle de mon enfant, d’un enfant que j’ai porté pendant neuf mois, que j’ai mis au monde, que j’ai allaité, que j’ai protégé… Si j’avais pu choisir, j’aurais donné ma vie pour que cela n’arrive pas. »

C’est par ces mots que Fatima s’exprimait pour France Info, en décembre 2016. Fatima est la maman de Bilal, né à Bruxelles le 22 janvier, 1995, parti pour la Syrie le 18 février 2015 et décédé à Paris, à 500 mètres du Stade de France, le 13 novembre 2015.

Par cette lettre à son fils, Fatima nous livre son témoignage d’amour, d’angoisse et de désespoir mais aussi son combat pour renvoyer l’image de son fils tel qu’elle l’a connu et aimé, avant que des inconnus d’elle ne le lui arrachent. À lire absolument pour sortir des clichés sur ces jeunes et sur leur famille !

Et voici que les attentats ont tout changé. Le boomerang de la guerre nous revenait en pleine face, sur le sol européen, et plus tard, ici à Bruxelles, le 22 mars 2016. Brusquement, tout le monde, dans les hautes sphères, s’est intéressé de près à la problématique des départs vers la Syrie. Tant que les jeunes mouraient là-bas, au loin, personne ne s’en souciait, malgré les appels incessants de leurs mamans. Les aides publiques se sont mises à pleuvoir sur tout qui s’autodéclarait « spécialiste en déradicalisation ». En même temps, nombre de mamans continuaient à subir les perquisitions, les interrogatoires, les tracasseries administratives. Des communes entières du croissant pauvre de Bruxelles ont connu les visites policières, près de 100 000 les deux dernières années ! Toute une communauté a été frappée de fait par la suspicion et le contrôle…

Nadine Rosa-Rosso

C’est peu dire que le témoignage de Fatima nous serre le cœur. Un témoignage, pour l’essentiel, sous forme d’une longue lettre à son fils: Bilal, parti en Syrie en février 2015 et décédé au mois de novembre suivant. Un témoignage écrit avec des « mots de tous les jours », simples, sans fioritures. Parfois candides.

En lisant Fatima, le Belge « de souche » s’invite dans une famille maghrébine. Et y découvre l’intensité des sentiments. Qui nous dira un jour si chez les musulmans de Belgique et d’Europe, la crainte de perdre cette richesse affective – dans notre monde mondialisé, consumérisé et du « chacun pour soi » – ne renforce-t-elle pas l’attachement aux « traditions » ?

Paul Delmotte

À travers mes souvenirs et mes larmes
Lettre à mon fils
Fatima Kaddour

10 €

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pages :143
isbn :978-2-930802-11-4

 

Livres Antidote, Nos livres

Mains noires et pizza berbère. Un roman sur le Maroc.

Les éditions La Guillotine vous informe de la sortie du roman écrit par Marie-Jo Fressard aux éditions Antidote.

De son tenace travail quotidien de suivi de l’actualité et de soutien aux victimes de la répression, Marie-Jo a acquis une profonde connaissance du Maroc et de la vie de ses habitants… Vous n’avez entre les mains ni une étude académique de sociologue ou de politologue, ni un pamphlet militant. Non. Vous avez une histoire toute simple, celle de l’amitié entre deux garçons vivant de part et d’autre de la Méditerranée, celle de la rencontre de deux mondes entre lesquels plane l’ombre de la colonisation, du néocolonialisme et l’espoir de l’amitié entre les peuples ; une fiction dans laquelle toute ressemblance avec des personnes ou des faits ayant réellement existé n’est pas forcément fortuite. Vous avez un texte écrit avec cette générosité, cette solidarité, cet amour, qui sont les éléments qui font vibrer Marie-Jo, donnent du sens à sa vie et irradient sur ses écrits, ses paroles et ses actes.

Lucile Daumas, auteure, professeure de français au Maroc à la retraite, membre d’Attac-CADTM Maroc

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www.antidote-publishers.be
Comité éditorial : Luk Vervaet, Eric Hulsens, Daniel Wagner
Préface : Lucile Daumas
Conception graphique : Cédric Rutter / 1001 Cordes
© Marie-Jo Fressard et Antidote Publishers

ISBN : 978-2-930802-13-8
112 pages
7 euros

SITE DE L’AUTEUR

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C’est drôle et triste, dur et joyeux.

 

Souad Guennoun, auteure, photographe, militante d’Attac Maroc
Livres Antidote

Je ne savais pas que les papas pouvaient pleurer, mémoires d’une fille d’Alsace sous l’occupation allemande

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Livre de Marie-Jo Fressart

Conception graphique et dessin : Anne Leila Ollivier

Préface : Lisa Fressard

Fermez vos yeux après chaque petit chapitre de ce livre. Vous verrez une ville sous occupation. Vous entendrez le chant des enfants. Vous sentirez l’odeur du pain. Des champignons fraichement cueillis dans la forêt par des petites mains le long des sentiers dans la montagne. Vous assisterez, souvent avec le sourire, à l’éveil d’une gamine de six ans au moment où l’Allemagne occupait l’Alsace. Un éveil de résistance, du goût de l’aventure, aussi bien contre les occupants que contre les traditions morales et religieuses qui étouffaient cette région.

A travers les yeux de l’enfant qu’elle était, Marie-Jo Fressard nous plonge dans le psyché de l’enfant confrontée à la guerre. Ses bombardements et ses abris antiaérien, ses réfugiés internes jusqu’aux exécutions de jeunes résistants, ses trahisons et es solidarités. « Cette guerre de 39/45, je l’ai vécue sans vraiment me rendre compte que nous n’avions pas une vie normale », écrit-elle. Ce sera pourtant cette épisode de sa vie qui la marquera à jamais et fera d’elle la passionnée des montagnes et la militante pour les droits des détenus marocains et sahraouis qu’elle est devenue. Puisse ce livre, préfacé par sa petite fille Lisa, nous aider à mieux entendre le bruit du monde violent autour de nous. A comprendre et aimer davantage les petits réfugiés syriens ou afghans qui atterrissent chez nous.

Marie-Jo Fressard (1933) est née à Colmar en Alsace et vit dans les Hautes Alpes. Elle a deux enfants, Paul et Nicolas. Elle a publié « De toutes les couleurs », une initiation artistique par l’expression graphique et manuelle, pour enfants de 4 à 8 ans, avec livre du maître (Editions André Casteilla, 1969) et « Avec de la Toile de Jute » (Editions Sélection J.Jacobs, 1969, édité en trois langues). Avec son mari Lucien, elle écrit « Randonnées autour de Gap au fil des saisons » (Editions Edisud, 1993, réédité en 1996 et 2007). « Marraine des deux plus anciens détenus politiques marocains » paraît en 2015 aux Editions Antidote.

Je ne savais pas que les papas pouvaient pleurer, mémoires d’une fille d’Alsace sous l’occupation allemande

Marie-Jo Fressard
10.00€

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Editions Antidote
pages :109
isbn :978-2-930802-08-4

 

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BD « Je m’appelle Ali Aarrass » de Manu Scordia

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Le livre de Manu Scordia est une bande dessinée en noir et blanc de style « roman graphique » qui raconte l’histoire d’Ali Aarrass, ce belgo-marocain torturé et incarcéré au Maroc dans l’indifférence de la Belgique alors que son innocence est établie. Il retrace le parcours de cet homme, son enfance à Melilla, sa venue en Belgique, son mariage, ses différents boulots, son service militaire, sa librairie, son arrestation puis les mauvais traitements, l’extradition, la torture, le procès inique… tout cela en alternance avec le combat de sa sœur Farida pour la libération de son frère.
Manu Scordia est auteur de bande dessinée et illustrateur. Il est l’auteur de deux BD et a collaboré à plusieurs fanzines et projets de BD collectives. Il est également dessinateur pour divers organes de presse. Ses thèmes principaux sont le racisme, la discrimination, les réfugiés, le colonialisme, la question palestinienne, l’exclusion sociale et l’exploitation de manière générale.

Son travail est visible sur son blog: manu-scordia.blogspot.be

Je m’appelle Ali Aarrass

Manu Scordia
10.00€

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Technical information
format de poche :
poids :
pages :135
isbn :978-2-930802-39-8

éditions Antidote

Livres Antidote

Ali et Farida Aarrass : Lettres de prison – Journal d’une grève

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Un livre de Ali Aarrass et de Farida Aarrass

Préface : Nicolas Cohen et Dounia Alamat du bureau d’avocats Juscogens,

Postface : Claude Debrulle, administrateur à la Ligue des droits de l’Homme

Conception graphique : Nicolas Ingargiola

Coordinateur éditorial : Luk Vervaet

L’affaire Ali Aarrass est un des scandales judiciaires et politiques majeurs de cette dernière décennie. Belgo-marocain arrêté en 2008 pour terrorisme en Espagne à la demande du Maroc, Ali y est soumis à la torture blanche pendant près de trois ans, puis innocenté par le juge Garzon. Abandonné par son pays, la Belgique, Il est illégalement extradé par l’Espagne au Maroc où il sera torturé pendant douze jours. Après un procès inique, il est condamné à 12 ans de détention et enfermé dans la prison de haute sécurité de Salé II jusqu’à ce jour. Des instances onusiennes, dont le Comité contre la torture, le Comité contre la détention arbitraire et le Comité des droits de l’homme, demandent sa libération. En 2014, Ali accepte d’être l’une des cinq personnes emblématiques de la campagne internationale d’Amnesty International, « Stop torture ».

Avec ces Lettres de prison, écrites de 2012 à 2016, Ali brise le silence. « Les récits d’hier et d’aujourd’hui se ressemblent », écrit Khadija Ryadi, lauréate 2013 du prix des Droits de l’Homme des Nations-Unies. Comme Henri Alleg dans La Questionsur la torture pendant la guerre d’Algérie, ou Ahmed Marzouki dans Tazmamart cellule 10 sur les tortionnaires d’Hassan II, Ali livre un témoignage accablant sur la torture des temps modernes.

Les Lettres d’Ali dévoilent cet homme devenu une cause. Grâce à sa résistance inflexible contre toute forme d’injustice. Par son humanité sans bornes pour ses codétenus et les amis qui le soutiennent. À travers son amour pour sa famille.

Dans Journal d’une grève de la faim, sa sœur Farida nous entraîne dans le monde des familles des détenus, qui elles aussi vivent la prison. Oscillant entre souffrance, désespoir et résistance pendant la sixième grève de la faim de son frère, elle lance un appel contre l’indifférence et la peur.

Lettres de prison – Journal d’une grève

Ali Aarrass et Farida Aarrass
10.00€
isbn : 978-2-930802-10-7

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La faillite morale de la politique occidentale en Orient

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Un livre de Ahmed Riza Bey

Cet ouvrage d’Ahmed Riza Bey, édité pour la première fois en 1922, sera pour le lecteur d’une étonnante pertinence pour expliquer l’état actuel de notre monde et la dramatique situation dans laquelle est plongé le Moyen Orient d’aujourd’hui.

« La publication de mon ouvrage coïncide avec une époque où — conséquence fatale de la guerre — le fanatisme et le chauvinisme se sont de nouveau réveillés dans le monde. Une honteuse reculade se manifeste un peu partout. L’orgueil national, le mépris des autres nations, sont poussés, chez quelques-uns, jusqu’à la démence. L’intérêt politique paraît s’unir encore une fois à l’intérêt religieux. Je signale précisément comme exemple les méfaits de ce fanatisme dans le passé, afin d’éviter le danger que les haines subsistantes peuvent engendrer dans l’avenir ».

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Ahmed Riza nait en 1858 à Constantinople, capitale de l’Empire ottoman. Fils d’Ali Riza Bey, conseiller du Sultan Abdelaziz, du Sultan Mourad et du Sultan Abdulhamid, il appartient à une famille de hauts fonctionnaires du Palais. En 1884, affligé par la situation de la paysannerie turque, Ahmed Riza émigre à Paris et suit des études d’Agronomie. Il y adoptera le positivisme d’Auguste Comte. En 1889, Ahmed Riza revient à Constantinople et est nommé directeur de la Haute École de Bursa. La même année, s’indignant du règne despotique d’Abdulhamid II, Ahmed Riza profite d’une invitation à la grande exposition universelle de Paris pour s’exiler et rejoindre le mouvement « Jeunes Turcs ». Très influencé par le constitutionnalisme et le parlementarisme, il dirige en 1895, depuis la capitale française, la revue Meşveret et devient le leader de la société Ittihad ve Terakki Cemiyetti (Comité d’Union et Progrès) qui deviendra le premier parti politique turc, connu aussi sous le nom de « Jeunes Turcs »

Il est le plus illustre représentant de l’aile « occidentale » du parti. Ahmed Riza met fin à son exil lors de la proclamation de la Constitution de 1908. À son retour au pays, il siège comme premier président de la Chambre Ottomane des Députés jusqu’en 1912. En 1915, durant le génocide arménien, Ahmed Riza se montre très critique envers les lois sur la confiscation des biens et la déportation des arméniens en dehors de l’empire. De 1918 à 1919, il est élu président du Sénat ottoman. Dès 1922, Ahmed Riza s’éloigne du monde politique et fait publier « La faillite morale de la politique occidentale en Orient ». Il meurt en 1930, en même temps que disparaît Constantinople, devenue Istanbul. Le Comité d’Union et Progrès (C.U.P.) est l’opposition la plus sérieuse au régime despotique du sultan Abdulhamid II et provoque sa déposition du 27 avril 1909. Ahmed Riza Bey quitte le C.U.P. et proteste contre la violence morale et physique qu’exerce le parti sur les personnes aux opinions…

La faillite morale de la politique occidentale en orient

Ahmed Riza Bey
10.00€
isbn :978-2-930802-02-2

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éditions Antidote